Tokyo Part 1

Bienvenue à Tokyo, la galaxie du soleil levant. Une constellation abondante de tout et de néant. L’univers du culte du cute, où Morphée rime avec Métro, où le jour du Seigneur est jour de labeur. Peut être le lieu le plus artificiellement étoilé des coins terrestres mais aussi le mieux voilé.

Allez, on arrête de papillonner deux minutes. Ici c’est le règne du  “kawaii“ autrement dit “gaga“, “gaga“ et tiens encore “gaga“. Des mangas en veux-tu en voilà, des pubs barrées, du sexe décomplexé, des serveuses en écolière, des loves hôtels pas chers, une recette de jeunesse éternelle. Mais tu sais quoi  ? Beh le Japon il est en plein papy-boom. Alors concrètement, ça veut dire quoi ?

Regarde ! Des lapins de signalisation !

En d’autres termes, la population nippone vieillit. Cette même partie vieillissante ne réinjecte donc pas ses revenus dans l’économie. D’une pierre deux coups, l’économie chute vitesse grand V. Et qu’est-ce qu’on fait quand y a trop de papies et de mamies ?

“Heureusement qu’ils ne regardent pas de vidéos avec de petites filles“



On fait des petits ! N’omettons pas ce fait; Tokyo est fondé sur un model capitaliste. Il faut de la jeunesse pour consommer ! Parenthèse sensible : Hitler disait dans Mein Khampf que la meilleure propagande sollicite les glandes. Bingo ! Eureka ! Allelujia !  Foutons leur du sexe sous les yeux ! Oui oui, littéralement; sur le sol.

Bref, outre cette banalisation du gentil poporno, Tokyo est éblouissant. Et malgré tout, pour ses rencontres. J’ai nommé Mr l’Inconnu, pour lequel nous avons entrepris cette aventure. Il s’avère que Mr l’Inconnu est très charmant. Respectueux, souriant et ô combien poli même s’il semble parfois ne pas tout dire. Il ressemble fortement à Mr Tout Le Monde finalement. Ils pensent juste différemment. Parfois à l’opposé, à cause d’un truc tout con…

Contrairement à nous, le travail passe avant famille/amis. Entre autre, ils iront plus souvent au resto avec leur patron. Mais leur sens de l’honneur force le respect. C’est aux employés d’inviter le patron, de lui laisser les mets les plus chers, de payer la note, de le reconduire en voiture chez lui, de le border et de lui apporter son petit déjeuner au lit. Ce respect incommensurable est d’ailleurs observable dehors. Vous ne trouverez pas un mégot par terre. Parce qu’il est interdit de fumer dans la rue et qu’ici on ne rigole pas avec les loi.

Tokyo c’est aussi la caverne d’Alibaba de tous les cinéphiles, mangaphiles, comicphiles, de tous les philes ou fils de la culture pop. Le Graal, le super bonbon, la dernière boule de crystal, la force des  adèptes du monde parallèle peuplé de créatures tout droit sorties d’un trou de ver. A Tokyo, t’as plutôt pas intérêt d’être épileptique. Et tu sais quoi ? C’est pas notre cas.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *